La petite maison dans la prairie (le bonheur est-il dans le pré?)

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Voila, nous y sommes, depuis 1 mois et demi désormais et nous avons l’impression d’avoir quitté Paris depuis bien plus longtemps tant le changement est aussi radical que nous l’avions imaginé..

Quinze jours sans internet ont fini de nous couper du monde, et, en ce qui me concerne, de la blogosphère depuis presque 2 mois, autant dire des années lumière en unité de temps blogosphérique…!

Me voici donc de retour avec un premier petit bilan de ces premières semaines provinciales et campagnardes…

Force est de constater que nous avons adopté un rythme beaucoup plus paisible qu’à Paris…Les embouteillages sont rares (voire inexistants),la queue chez Monop ne dépasse pas les 2 personnes, je mets 5 minutes montre en main (et l’autre sur le volant) pour emmener les twins chez nounou, je ne suis pas obligée de faire de créneau (ça tombe bien vue ma maitrise de la chose) tant les parkings sont vastes…tout ce qui est purement technique et de l’ordre de l’intendance ou de l’organisation parentale est simplifié.

La proximité de la famille de l’Homme Parfait nous apporte pas mal de satisfactions…(suis d’une espèce en voie de disparition, je ne hais pas ma belle-mère, et réciproquement!), nous avons pu tester dès notre arrivée les services des pompiers , des urgences et du service pédiatrique de l’Hôpital le plus proche, et il n’y a rien à redire….!

Les bébés peuvent faire un concert avec le couvercle des casseroles sans que l’on craigne l’arrivée courroucée du voisin du dessous…

Pour la minute poétique, j’aime ma petite vallée charmante, les douces collines brumeuses au matin, les beuglements des vaches de la ferme voisine que j’entends aux aurores, les cloches de la petite église du village, le bruit des mouettes dans les rues de la ville la plus proche, nos ballades sur la plage…

J’utilise un verbe du premier groupe que je n’avais jamais utilisé auparavant: »Jardiner ».

J’aime moins les magasins qui ferment sur l’heure du déjeuner, les voitures sans permis qui roulent à 30 à l’heure et pullulent dans la région…

En ce qui concerne l’autochtone, il est de prime abord  assez froid mais sait se radoucir devant le parisien poli et assoiffé d’intégration.

Il est un descendant des vikings, 1 m 90,blond, les yeux bleus et l’on sent confusément qu’il vaut mieux être son ami car il pourrait fort bien de sa grande main calleuse de marin nous envoyé à l’autre bout de la pièce si l’on venait à le contrarier…

Une rudesse lié au climat plane un peu partout…

Alors, je ne sais pas encore si le bonheur est dans le pré (ce n’est pas la bonne saison et la pluviosité automnale limite les sorties en extérieur) mais l’acclimatation se fait pour l’instant en douceur et sans grands regrets concernant notre « ancienne vie »…