Le combat ordinaire

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Cet article ne va traiter de la condition de mère de jumeaux (quoique…n’est-ce pas les filles?) mais d’un très beau film que j’ai vu hier et qui est l’adaptation de la BD à succès de Manu Larcenet, sortie en 2003.

C’est l’histoire d’un type (ordinaire) qui se bat contre ses démons, ses casseroles (qu’il traine depuis l’enfance) et qui l’empêchent de vivre et de s’engager…

C’est l’histoire d’une famille où on parle peu de sentiments, d’une histoire ouvrière….d’un métier qu’on a envie de réinventer…De l’engagement amoureux, de la paternité…

Tout cela sur fond de souvenirs de guerre d’Algérie incarnée par un retraité énigmatique (le  toujours surprenant André Wilms).

Duvauchelle est excellent, Maud Wyler que j’avais apprécié dans « Deux automnes, trois hivers » également…et la charismatique Liliane Rovère donne à son personnage de mère une dimension bouleversante.

Je suis sortie sonnée de la projection….

Pour en revenir à nos moutons, et à mes jumeaux, dans les moments de combat ordinaire, il y a quelques moments de grâce, comme les premiers pas de Jules, aujourd’hui, dix jours après son frère….

Pense à moi (comme je t’aiiiimeuuuuuu…!)

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« Plus on possède de choses et plus on est possédé par elles »…..cite le poète et grand philosophe contemporain Francis Lalanne dans le Gala de la semaine dernière (oui, j’ai des références, et je m’empresse de vous les faire partager, c’est cadeau).

C’est un peu (malgré tout) ce que je me disais ce matin en regardant ma penderie débordante de choses que je n’aurais jamais le temps de porter….

Il ajoute: »J’ha­bite le vent, j’ha­bite les rencontres, j’ ha­bite l’in­connu, la surprise, la maison que je ne connais pas encore. Beau­coup de gens croient qu’ils créent leur chemin, alors que c’est le chemin qui nous crée… ».

Bon, il n’y a pas de vent aujourd’hui et je n’ai pas encore rencontré ma boulangère ce matin et puis je suis vraiment trop premier degré.

Et encore: »Ma vérité, c’est d’en­fi­ler mes bottes de sept lieues qui font partie de mon imagi­naire et d’al­ler au-devant de mino­ri­tés cultu­relles dont la langue est en train de dispa­raître et d’or­ga­ni­ser des concerts ensemble. »

A bien y réfléchir, dans cette penderie qui déborde, je n’ai pas de bottes de sept lieues….Des tongs, ça irait Francis?

Je ne sais pas si tout cela est très « aware », n’empêche qu’avec un zigoto pareil, JCVD n’a qu’à bien se tenir, c’est moi qui vous le dis!

Divine Id (île)…

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L’île de Ré pour moi, c’est un peu comme Alain Delon, a-priori je déteste, mais en fait j’adore.

Je déteste parce que c’est une espèce de Rolang-Garros au bord de la mer, le polo rose et le panama pullulent, la raquette est remplacée par le vélo, on retrouve des parisiens snobs et mal élevés (ça va de paire en général), la baguette est à 1 euro 60, le pipole ne jure que par Ars ou Les Portes.

Mais j’aime sa lumière, ses petites maisons blanches alignées, ses volets verts et gris, ses roses trémières poussant comme du chiendent au hasard des rues, son climat doux et tempéré, ses jolies plages, le Phare des Baleines…

Nous venons d’y passer une chouette semaine avec Marcel et Jules et c’était un grand bonheur de les voir barboter dans l’eau et arpenter, leurs petits mains accrochées aux nôtres, les petites ruelles pavées du  petit port charmant.

Nos premières VRAIES vacances depuis leur naissance et nous en avons profité pleinement.