Vincent 1 – Gérald 0

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J’aime bien Lindon, c’est un grand acteur, il est passé aisément des rôles de jeunes premiers dans lesquels on le confinait au début à des rôles avec plus d’épaisseur et dramatiques au fil du temps.

C’était chouette de le voir récompensé à Cannes et la sincérité de son discours m’a bouleversé.

Je l’ai souvent croisé dans Paris, et un jour dans un TGV direction la Charente maritime, lunettes noires et trench, auréolé de sa gloire…

Gérald Thomassin, lui, après avoir été un des plus beaux espoirs du cinéma français (en 1990) est en prison depuis 2013, accusé d’un meurtre d’une employée de la Poste.

Mon père travaillant à une époque dans une association aidant les SDF m’avait dit un jour:

« Ma chérie…tu connais Gérald Thomassin? », il faut dire que mon père sait que je connais tous les acteurs (oui! je connais TOUS les acteurs,et c’est parfois un fardeau lourd à porter!;-).Je me souviens des noms d’acteurs de téléfilm français diffusés en 1986, j’ai par exemple croisé Sophie Aubry l’autre jour au Monop….Si, si , c’est une actrice qui existe, vous pouvez googeuliser…!

Moi:

« Gérald Thomassin??? Le petit criminel de Jacques Doillon??

Mon père:

« Ah bon? et bien il fuit une région où on l’accuse d’un meurtre qu’il n’a pas commis, il est SDF, toxico, alcolo, il vit dans la rue…! »

Cette histoire est démente, le « petit criminel de Doillon » serait-il devenu un vrai criminel (la justice l’a rattrapé et il est incarcéré depuis 2013, il clame depuis son innocence..).

2 acteurs, 2 destins…

Ils n’étaient pas du même milieu social, ils n’avaient pas le même parcours, ils n’avaient pas le même entourage, est-ce que tout est déjà écrit à l’avance?

Le prénom (Marcel et Jules)

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Quoi de plus arbitraire qu’un prénom?

Vos parents le choisissent pour vous et vous devez l’assumer, bon gré mal gré, qu’il vous plaise ou non, et ce, toute votre vie.

Même si vous n’avez pas de parents assez facétieux pour vous prénommer Jean alors que votre nom de famille est Bonneau, il est fort probable que vous trainerez ce choix que l’on vous a imposé comme un boulet ou un lourd fardeau….

Pas moyen d’y échapper, on vous demandera de l’épeler  ou de le répéter à un interlocuteur distrait, en classe, à la sécu, au guichet d’une gare, devant une assemblée hostile en réunion ou ailleurs.

Vous devrez l’écrire sur tous les papiers administratifs rythmant votre quotidien.

Comme il est assez courant de souhaiter une autre nature de cheveux (frisé si vous les avez raides, longs si vous les avez courts ou blonds si vous bénéficiez d’une crinière brune) vous rêverez sans doute en silence d’autres prénoms et maudirez vos parents d’avoir fait preuve d’une banalité ou d’une fantaisie coupables.

Et lorsque, à son tour, on se retrouve parents, on se retrouve confronté à un sacré dilemme lorsqu’il s’agit d’attribuer un prénom (pour la vie!) à notre progéniture.

Ce choix, pouvant paraitre anodin et sans franche conséquence, ne l’est absolument pas en définitive.

Le film « Le Prénom« , sans être la révélation filmographique de l’année, abordait, je trouve, le sujet de manière assez juste.

On découvrait à quel point un prénom pouvait soulever les passions et comme il peut s’intégrer (ou pas) dans le schéma familial.

Le choix est lié à notre propre histoire, avec le schéma classique de l’hommage familial lié à des ascendants, mais aussi à des références littéraires, cinématographiques qui ont pu nous marquer ou nous émouvoir suffisamment pour que l’on ait envie de prolonger cette émotion à l’état civil.

Le choix des prénoms des Twins a été comme une évidence, nous recherchions des prénoms « franchouillards  » (à l’image du nom de famille de l’Homme Parfait) et quelques peu désuets…
Comme tous futurs parents de « faux » jumeaux, pensant avoir un garçon et une fille, notre choix s’était arrêté sur Marcel et Simone (je voyais en Simone un hommage à trois Simone célèbres que j’ai toujours admiré: Simone de Beauvoir, Simone Signoret et Simone Veil).

Pour Marcel, je pensais à Marcel Carné et Marcel Proust, encore des hommages littéraires et cinématographiques.

Inutile de vous préciser que lorsque nous avons dévoilé les futurs prénoms à nos parents (et futurs grands-parents) respectifs l’enthousiasme fût très mitigé et que nous avons dû faire face à un mélange de sidération (ils nous font une blague?) et de désolation.Les références sus-citées ne les ayant pas beaucoup convaincues….!Nous n’avons eu heureusement aucun malaise cardiaque à déplorer…

Nos parents étant nés pendant la guerre, ces prénoms (de leur génération) leur semblaient totalement anachroniques.

Quand à l’écho des 4 mois nous avons su qu’il y aurait finalement 2 garçons ma mère s’est réjoui de voir Simone disparaitre et laisser la place à Jules.

Au combien plus classique et « intégrable ».

Et il y a peu, l’adorable infirmière puéricultrice de l’hôpital où ils sont nés m’a envoyé un petit message pour me dire qu’un petit jumeau Marcel était né un peu plus d’un an plus tard et que son frère s’appelait André!

Alors nous devrons peut-être aussi essuyer des reproches dans quelques années (mais qu’est-ce qui vous est passé par la tête?) car notre choix a été tout aussi arbitraire qu’à pu l’être celui de nos propres parents….

PS: Un petit hommage en passant à la regrettée Valérie Benguigui…

A bicycletteeuuuuuu….

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Aujourd’hui j’ai eu 36 ans.

Enfin, un peu plus, mais on s’en fout!

L’Homme Parfait me tendait des perches pour savoir ce qui me ferait plaisir alors je n’ai pas tergiversé pendant dix ans et je lui ai dit: »Un vélo ».

J’avais revendu mon dernier vélo après mon divorce  en 2009 et cela m’avait fendu le coeur…

Et puis, les beaux jours arrivant et les velléités d’amaigrissement et de raffermissement qui les accompagnent en général, j’ai décidé de me remettre à courir et à refaire du vélo.

Alors pour le semi-marathon, c’est pas encore gagné et pour le Paris-Roubaix non plus, mais je le trouve juste MAGNIFIQUE!

Je me vois déjà sur les chemins avec Firmin et Sébastien et puis Pauuuleettttteuuuu….

Il me fait penser aux vélos californiens et je suis à deux doigts de m’imaginer à Beverly Hills croisant sur le front de mer Brandon et sa soeur Brenda!

En attendant L A, je vais zoner dans le Bois de Vincennes où je vais (peut-être) recroiser Matthieu Kassovitz aperçu hier promenant son petit chien ( tout vieux et bourré de rhumatismes manifestement), le chien, pas Matthieu!!!!