Décalage

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Pour celles qui suivent, nous avons quitté Paris il y a maintenant 18 mois, et nous nous en félicitons tous les jours.

Régulièrement cependant, nous faisons des sauts de puce à la Capitale, l’Homme Parfait y ayant ses plus gros clients, et souhaitant entretenir un contact visuel régulier avec ces derniers pour la bonne marche de son activité…(c’en est où le projet bidule?Naaannnn, ya pas encore un retour sur ça?et Machin? il s’est mis à son compte?Et blablabla, c’était bien tes vacances ? et ciaoooo, ciaoooo, à plus ! et tout et tout…).
Je l’accompagne une fois sur deux et je dois avouer qu’au fil du temps, je me prends en pleine figure la rudesse du mode de vie parisien et m’étonne encore que j’ai pu l’apprécier à une époque de ma vie…

Je m’imagine très bien revivre en ville un jour mais certainement pas à Paris….

Je suis rentrée chez Fleux en disant « Bonjour » (l’autre avec ses réflexes de campagnarde à la con qui dit bonjour quant elle rentre dans une boutique!!), personne ne m’a répondu.

Le métro ça pue et les mecs s’assoient les jambes écartés pour condamner l’utilisation potentielle du strapontin jouxtant le leur…

Tout le monde court dans les couloirs, et je courre avec les autres! Alors que personne ne m’attends à la crèche ou chez Michu and Co Company.

J’ai ouvert et refermé mon sac 15 fois grâce à Vigie Pirate et Alerte Attentat réunis.

Mais le PIRE, c’est que je me suis sentie CAMPAGNARDE!!!

Il faut dire que je suis en Bad Hair Day depuis quelques jours et j’ai eu en plus le sentiment que:

Mes New Balance étaient ploucs.

Que mon Perfecto était plouc.

Que mon jean n’était pas de la bonne couleur.

C’est bon! Je suis de nouveau provinciale avec mes complexes quand je monte à la Capitale!!

 

1er Avril (les p’tits poissons)

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Marcel et Jules sont nés un premier Avril (gros lol des copains quand ils ont reçus un sms comme quoi j’avais accouché) beaucoup ont crus à un fake, il faut dire que le terme était le 5 juin….!

Il y a quelques jours donc, ils ont eu 3 ans.

Les « fameux » 3 ans….

On nous l’avait dit, et redit  » Vous verrez, ce sont les 3 premières années qui sont les plus difficiles… soyez patients »

J’avais une seule envie à l’époque… étrangler de mes propres mains les personnes qui répétaient cette litanie et je pensais secrètement: « 3 ans, forcément!, ils vont à l’école, et forcément, ça va mieux….! ».

Il faut dire qu’à l’époque avec l’Homme Parfait, on ne comptait pas les mois, ni les jours, encore moins les heures, on comptait les minutes qui nous séparait de l’heure du coucher, alors inutile de vous préciser que 3 ans et 30 ans pour nous, c’était pareil!

Et puis, étape par étape, on était bien obligé de reconnaitre que, oui, il y avait des choses qui disparaissaient, ou se simplifiaient….

Un jour, ils ont dormi la nuit.

Un jour, ils ont arrêté de vider les placards de la cuisine.

Un jour, ils n’ont plus voulu aller dans la poussette.

Un jour, ils ont été propres.

Un jour, ils ont arrêtés de trimballer leur tétine et leur doudou partout.

Un jour, ils ont dormi dans un lit de grand.

Un jour, ils ont commencé à jouer tous seuls.

Un jour, ils ont soufflé leurs 3 bougies d’anniversaire et ils ont voulu recommencer.

Un jour, ils ont eu hâte d’aller à l’école.

Alors, oui, parents de grands prématurés, parents de multiples, parents désespérés, parents épuisés, je vous ai compris;-))))

Et, oui, ça ira mieux un jour….quand ils auront 3 ans et que vous pourrez aller aux toilettes en fermant la porte et prendre votre douche presque tranquillement…!

Imprescriptibilité (le voyage à Nantes)

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Pas facile à dire , n’est-ce pas?

Il y a quelque chose de choquant (et de profondément injuste) dans le fait de se retrouver à comparaitre devant une Cour d’Assises en tant que simple « témoin » pour des faits remontant à presque plus de 40 ans…Et qui sont prescrits!!!

Par »chance », une victime, pour qui il n’y a pas prescription, a porté plainte il y a quelques années, et un procès a lieu, un jour…

Vous laissez vos enfants chez Papy et Mamie en espérant que tout se passera au mieux, qu’ils auront tous leurs doudous le soir pour s’endormir et le nombre requis de bisous.

Vous appelez P. et C. pour savoir s’ils pourront vous héberger et vous passer une chaleureuse soirée, qui vous fait un peu oublier ce que vous allez devoir affronter le lendemain…

Et vous vous retrouvez dans cette ville, que vous connaissez si bien et pour laquelle vos sentiments sont contradictoires.

Vous réfléchissez à la façon dont vous allez vous habiller (vous avez beau chercher dans vos souvenirs, vous ne vous souvenez  pas avoir lu un jour sur un blog un article « Dress code dans une Cour d’Assise), et, en arrivant au Tribunal, G. vous fait remarquer que vous êtes habillées pareil!

Et vous vous retrouvez, terrifiée et presque quinquagénaire, face à votre agresseur, à raconter votre vie intime devant de parfaits inconnus, avec dans le public, quelques lycéennes gloussantes venues avec leur professeur  voir comment « ça se passe »….

Vous avez somatisé comme une malade les semaines précédentes, avez enchainé les torticolis, les insomnies, une extinction de voix (vous avez supplié la pharmacienne 2 jours avant de vous donner quelque chose de super ultra efficace et vous êtes soulagée, en entrant dans la salle d’audience de voir que vous allez disposer d’un micro).

Et puis, à la fin de votre témoignage, la victime se tourne vers vous alors que vous allez vous rassoir  juste derrière, et il vous murmure »Merci… ».

Et vous savez que tout ça, vous l’avez fait pour vous, pour tous les autres, mais surtout pour lui..

Et vous savez aussi qu’il va falloir lutter pour que la prescription soit abolie, parce qu’il n’y a pas de crimes moins graves que d’autres…..

 

I saw it!

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J’ai adoré!

Il est passé en VO lundi soir à F. et il ne fallait pas le rater…!

La scène de début sur le pont (comme dans les « Demoiselles….) m’a scotchée!

La mise en scène m’a transportée…

J’étais sur ce pont, à LA…avec les conducteurs qui sortaient de leur voiture pour esquisser quelques pas..!

Je ne connais pas Los Angeles, mais il est clair que la ville joue un rôle important dans l’histoire (à l’instar de Rochefort d’ailleurs dans les Demoiselles).

On est complètement dans ce rêve américain, qui perdure encore aujourd’hui je pense et dans l’image d’Epinal qu’il représente…et c’est justement cela que je voulais voir, une réalité fantasmée de cet American dream, où tout est possible, ou la chance nous sourit ou pas, où les rêves, parfois, peuvent se réaliser sur grand écran…

La fin, que j’ai trouvé assez sombre et nostalgique ne m’a pas déçue.
Damien Chazelle a su créer son propre univers tout en s’inspirant de ce que l’on connait déjà, et je trouve que c’est la grande réussite de ce film, on y retrouve tous les codes familiers de la comédie musicale et de sa grande époque, et le film reste ancré malgré tout dans notre époque…

Les acteurs chantent et dansent de manière tout à fait honorable pour des amateurs, cela m’a étonné, j’étais persuadé qu’ils avaient été doublés!

Les chorégraphies s’enchainent à la perfection, c’est plein de couleur et de gaité!

Un très joli moment…et puis…cette chanson…: « City of stars… »

 

Bla bla land

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Il y a des films qui me font rêver avant même qu’ils ne soient sortis en salle…

Je les imagine, me régale en boucle de la bande annonce, me voit déjà dans la salle obscure avec mes congénères dévorant du pop corn à mes côtés…

Je lis les critiques pour me conforter (ou non) dans mon choix mais quoi qu’il arrive, j’irai le voir même si les critiques sont extrêmement peu élogieuses , voire incendiaires…pour me faire ma propre opinion et assumer toute seule ma cruelle déception (ou non!).

J ‘avais failli rater « Irréversible » suite à la critique radiophonique de France Inter à Cannes en 2002 (le film était mauvais et d’une violence totalement gratuite), quelques semaines plus tard je m’étais retrouvée par le plus grand des hasards avec une amie à Pau, et quelques heures à tuer, il passait encore et on était allé le voir…

J’ai eu un choc cinématographique comme j’en ai rarement eu…!

Depuis, je me contrefous éperdument des critiques.

On a pu assister à un véritable « bla bla land » de  mauvaises critiques (de gens qui ne l’avait évidemment pas vu ) concernant « La La land »…
J’ai pu lire que c’était une comédie légère avec beaucoup de chansons et de musique!!!

N’est-ce pas l’idée d’une comédie musicale????

J’irais donc le voir la semaine prochaine…..et vous tiendrais au courant de mon ressenti (si si! cela vous importe!).

Penelope Gate (je souffre)

penelope

Je ne sais pas ce qui m’agace le plus;

Si c’est parce qu’elle a été rémunérée 5000 euros par mois pour préparer  (à l’occasion ) une blanquette pour 6….

Ou parce qu’il a joué au Chevalier Blanc irréprochable et d’une droiture inattaquable.

Il faut dire q’on pensait tous qu’il était le seul a avoir un casier judiciaire vierge!.

Je crois que c’est la deuxième option!

# Continuezànousprendrepourdesdébiles.

Portrait Chinois

J’ai été nominée par Nanou pour me livrer quelque peu dans un portrait chinois.

Voici donc mes réponses:

Si j’étais un objet, je serais une chaise, ou une lampe, désignée par une de mes idoles.

Si j’étais une couleur, je serais sans doute le bleu azur d’un ciel Italien, ou Charentais!

Si j’étais un pays, je serais l’Italie, ou tout me parle et m’inspire, l’architecture, la végétation, l’atmosphère cinématographique des bords de mer et de Rome.

Si j’étais un son, je serais une suite au Violoncelle de Bach, cela me ferait presque croire en Dieu!

Si j’étais une odeur, je serais celle de la garrigue écrasée de soleil l’été.

Si j’étais une saison, je serais le printemps, je suis née au printemps et cette saison du renouveau me bouleverse, ainsi que la promesse de l’été en ligne de mire…

Si j’étais un couple (ou duo), je serais Simone Signoret et Yves Montand, qui étaient loin de représenter un couple idéal, mais qui ont vécu leur vie comme un film….

Si j’étais une fleur, je serais du muguet, l’odeur enivrante du printemps…

Si j’étais un poème, je serais :

« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. »

Ma soeur me l’avait appris sur le tard alors que nous étions étudiantes à Nantes.

Et pour la petite anecdote, Victor Hugo de retour d’un voyage en Espagne, se trouvait dans un café Rochefortais (ville chère à mon coeur), lorsqu’il a appris dans la presse que sa chère Léopoldine était décédée.

Si j’étais un proverbe, je serais « chaque pot à son couvercle »! Tellement pragmatique et tellement vrai!!!

Si j’étais un moment de la journée, je serais …Une fin de matinée au bord de la mer avec en perspective un moules frites au soleil.

Si j’étais une date, je serais le 20 septembre 2014, lorsque le facteur a sonné à l’interphone à 10 heures pour un recommandé comme quoi nous avions obtenu notre agrément pour l’adoption, je serais ce même 20 septembre , une demi heure plus tard, lorsque je suis partie en pleurs au laboratoire pour ma prise de sang, et je serais encore ce même 20 septembre, lorsqu’en me connectant sur le site du labo à 15 h, j’ai compris que j’étais enceinte de jumeaux….

Si j’étais un objectif, je serais que ma vie continue à être aussi chouette que maintenant, et ceci également pour les gens que j’aime plus que tout…

Si j’étais un souvenir d’enfance, je serais les baignades en été dans la petite rivière en contrebas du village de Loire-Atlantique où vivaient me grands-parents…